Prochain atelier en ligne : mercredi 28 octobre, à 18h
Prochain atelier en ligne : mercredi 28 octobre, à 18h
Certaines personnes n’attendent qu’un seul moment dans leur journée : celui où elles seront enfin seules et sans aucune distraction extérieure. D’autres vivent le silence comme une torture et ont besoin de combler ce vide. De quelle catégorie faites-vous partie ?
En réalité, ces deux types de comportements peuvent coexister. Le silence n’est ni tout noir ni tout blanc. Comme une pièce, il possède deux faces et peut être à la fois un cadeau et un fardeau.
Le silence était bel et bien utilisé comme instrument de torture, il fut un temps. Enfermer les individus dans des pièces isolées, sans aucun lien social, pouvait ainsi conduire à des hallucinations, allant même jusqu’à causer des perturbations physiques.
Nul besoin de remonter au Moyen Âge pour vérifier les effets délétères que peut avoir le silence. Pensons tout simplement à nos seniors, qui se retrouvent parfois sans famille à leurs côtés, pouvant ainsi peser sur leur santé mentale.
Et puis le silence en société n’est pas des plus agréables non plus. Combien de fois nous retrouvons-nous à meubler une conversation pour éviter les fameux blancs qui nous mettent la pression ? Quelle sensation désagréable, parfois, de se retrouver face à quelqu’un sans savoir quoi dire. La météo devient alors notre meilleure alliée ! « Il fait beau aujourd’hui, tu ne trouves pas ? »
Cela s’explique en partie par le fait que nous sommes des êtres sociaux. Nous avons un désir naturel pour les stimuli nécessaires au développement de notre cerveau, et la conversation avec autrui en fait partie.
Mais saviez-vous qu’il existerait plusieurs types de silence ?
Michel Le Van Quyen, chercheur de l’Inserm, en distingue trois principaux. Les voici :
Ce dernier serait tout particulièrement difficile à apprivoiser. Dans notre société, nous sommes peu habituées à rester seules avec nos pensées. Il est si facile de scroller dans une file d’attente, d’écouter un podcast en prenant le petit-déjeuner, de faire du sport avec de la musique dans les oreilles… Pourtant, s’accorder des pauses (silencieuses) est essentiel pour notre cerveau !
Il existe une pléthore d’études scientifiques qui démontrent l’intérêt du silence. Développement de la flexibilité sur le plan cognitif, accroissement de l’imaginaire et de la créativité, activation de la mémoire… À l’inverse, une exposition prolongée au bruit pourrait nous rendre malades ! L’hyperactivation permanente de certaines zones de notre cerveau peut en effet conduire à un état de stress chronique.
Si, dans les années 1990 et avant, on nous reprochait de rêvasser, eh bien aujourd’hui… c’est plutôt recommandé !
Toutefois, les téléphones et autres technologies nous mettent face à une exposition grandissante aux stimuli extérieurs, et notre capacité de concentration tendrait à diminuer. Se focaliser sur nos pensées deviendrait de plus en plus compliqué, d’où notre difficulté de nous retrouver face au troisième type de silence : le silence de soi. Lorsque nos pensées partent dans tous les sens, lorsque nous ruminons en permanence, notre cerveau éprouve plus de mal à se recharger.
Et même si cela peut paraître paradoxal, parce que difficile, reprenons contact avec le silence !
Si c’est dans la nature, c’est encore mieux : observer un coucher de soleil, regarder le ciel étoilé, respirer l’air frais pendant une balade en forêt… Et si la verdure n’est pas à portée de main, vous pouvez aussi pratiquer la contemplation : fixer la flamme d’une bougie par exemple. Cela pourra aider votre mental à se déconnecter et vos pensées à ralentir.
Comme nous venons de le voir, ne rien faire et se retrouver avec soi-même n’est pas toujours évident. Si la théorie ne vous permet pas de renouer avec cette pratique, je vous propose de l’expérimenter lors d’un atelier en ligne : mercredi 28 octobre 2026, de 18h à 19h30.
Nous explorerons ensemble l’art de ne rien faire à travers une lecture à voix haute et des exercices d’écriture. Rendez-vous ici pour en savoir plus. Et si vous êtes déjà décidée à vous inscrire, vous pouvez cliquer directement sur ce bouton :
Source principale de cet article : Cerveau & Psycho, N°139

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Ma mission ? Lever les freins pour permettre à chacune d’avancer vers ce qui lui tient à cœur. Pour cela, j’explore le pouvoir des métaphores, des histoires et de l’écriture afin d’ouvrir de nouvelles perspectives et redonner de l’élan.